Le vrai problème du chat d’intérieur : l’ennui et les calories
Un chat qui vit en appartement dépense 20 à 30 % d’énergie de moins qu’un chat qui sort, et il est le plus souvent stérilisé. La combinaison explique la fréquence du surpoids : près d’un chat sur deux en France selon les enquêtes vétérinaires. L’aliment « indoor » n’est pas une solution en soi ; la ration pesée, le jeu quotidien et les distributeurs qui obligent à chercher la nourriture pèsent davantage que l’étiquette.
Ce que contiennent vraiment les recettes « indoor »
Pour afficher moins de calories, les fabricants ajoutent des fibres (cellulose, pulpe de betterave) et réduisent les matières grasses ; les protéines baissent souvent au passage et les glucides montent. Dans ce tableau, les recettes dédiées à l’intérieur vont de 27 % à 44 % de protéines et de 24 % à plus de 43 % de glucides. Une recette à 27 % de protéines et 43 % de glucides vendue pour l’intérieur fait moins bien, pour un chat sédentaire, qu’une recette stérilisé à 44 % de protéines rationnée correctement : c’est le sens des lignes grisées.
Boules de poils, odeurs, litière
Les fibres favorisent le transit des poils avalés et l’argument « anti-boules de poils » repose sur elles ; le brossage régulier reste la mesure la plus efficace. Les odeurs de litière dépendent surtout de la digestibilité : moins une recette est digestible, plus les selles sont volumineuses et odorantes. Les recettes riches en protéines animales de qualité et pauvres en amidon donnent en général des selles plus petites, indépendamment de la mention « indoor ».
Hydratation d’un chat qui boit peu
Les chats d’intérieur boivent souvent peu, ce qui concentre les urines et favorise cristaux et calculs. Deux leviers : plusieurs points d’eau éloignés de la gamelle (une fontaine aide certains chats) et une part de pâtée dans le menu. Une pâtée à 80 % d’humidité apporte à chaque repas l’équivalent de plusieurs lampées d’eau ; notre classement des pâtées pour chat stérilisé compare ces recettes.
Comment lire ce classement
Les recettes « indoor » sont triées par note, puis par RPC et par prix au kilo ; huit recettes adultes stérilisé bien notées suivent, grisées. La grille est identique pour toutes : pour ce profil, lisez d’abord les glucides et le rapport protido-calorique, qui disent si l’on peut rationner sans priver.
Comment ce classement est établi
Chaque recette est notée sur 10 avec le barème publié dans nos conditions d’utilisation : protéines (0 à 3 points), glucides calculés (0 à 2), matières grasses, cendres, rapport protido-calorique, rapport protido-phosphorique et absence de céréales (0 ou 1 point chacun). Les seuils ci-dessous sont ceux appliqués à toutes les croquettes du site, quel que soit le profil : un chaton ou un senior est jugé avec la même grille, et les sections ci-dessus expliquent ce qui doit nuancer la lecture pour ce profil. Caats, partenaire du site, occupe la première place de nos classements et est signalé comme tel ; sa note de composition est calculée exactement comme les autres et affichée.
Les glucides ne figurent pas sur les étiquettes : ils sont calculés par différence (100 − protéines − matières grasses − cendres − fibres − humidité). Quand l’énergie n’est pas publiée, elle est estimée avec la formule d’Atwater modifiée (3,5 kcal/g de protéines et de glucides, 8,5 kcal/g de lipides) et le RPC correspondant porte le signe ≈. Une valeur absente vaut la moitié des points du critère et apparaît en gris. Méthode complète, limites et sources.
Les sources de ce guide
Guide documentaire rédigé par Gabriel Montaut. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire, en particulier pour un chat malade, très jeune, âgé ou en surpoids.