À partir de quand un chat est-il senior ?
Les guides AAFP/AAHA distinguent le chat « mature » (7 à 10 ans), « senior » (11 à 14 ans) et « gériatrique » (15 ans et plus). Les gammes commerciales « 7+ » ou « 12+ » reprennent ces seuils de façon approximative. L’âge seul ne dicte pas un changement d’aliment : un chat de 9 ans en bonne santé et de poids stable peut rester sur une bonne recette adulte. Ce qui compte est le suivi : pesée régulière, bilan sanguin annuel après 7 ans, puis semestriel après 11 ans.
Protéines : ne pas les réduire sans raison
Avec l’âge, la digestibilité des protéines et des graisses diminue chez une partie des chats, et la fonte musculaire (sarcopénie) s’installe. Les recommandations actuelles sont de maintenir un apport protéique élevé, de qualité animale, chez le chat âgé en bonne santé. Or plusieurs recettes « senior » du tableau descendent à 30 % de protéines, moins que les recettes adultes de la même marque. Le rapport protido-calorique les départage : au-dessous de 90 g/Mcal, la recette apporte peu de protéines par calorie.
Phosphore et reins : le vrai sujet du chat âgé
La maladie rénale chronique touche environ un tiers des chats de plus de 12 ans. Une fois diagnostiquée, la restriction en phosphore ralentit son évolution ; c’est le rôle des aliments diététiques vétérinaires. Chez le chat âgé sans diagnostic, l’objectif est plus simple : éviter les excès. Le rapport protido-phosphorique (RPP) permet de choisir une recette qui apporte ses protéines avec peu de phosphore ; au-dessus de 45, la recette est très bien placée. Dans ce tableau, les recettes senior affichent des RPP de 36 à 54.
Une recette « senior » du commerce n’est pas un aliment rénal : si votre chat a une créatinine ou une SDMA élevée, demandez une recette diététique au vétérinaire et consultez notre classement des croquettes vétérinaires.
Poids, appétit et hydratation
Deux trajectoires existent : le chat mature qui grossit parce qu’il bouge moins, et le chat très âgé qui maigrit parce qu’il mange moins et assimile moins bien. Dans le premier cas, une recette dense en protéines et une ration pesée ; dans le second, une recette plus énergétique, servie en petits repas fréquents et tiède, avec une part de pâtée pour l’appétence et l’eau. Un chat âgé qui boit beaucoup ou perd du poids doit être examiné sans attendre.
Comment lire ce classement
Les recettes senior sont triées par note, puis par RPC et par prix au kilo ; six recettes adultes stérilisé bien notées suivent, grisées, parce qu’elles conviennent souvent mieux qu’une gamme senior pauvre en protéines à un chat âgé en bonne santé. La grille est identique pour tous les profils : lisez la colonne RPP en priorité pour ce profil.
Comment ce classement est établi
Chaque recette est notée sur 10 avec le barème publié dans nos conditions d’utilisation : protéines (0 à 3 points), glucides calculés (0 à 2), matières grasses, cendres, rapport protido-calorique, rapport protido-phosphorique et absence de céréales (0 ou 1 point chacun). Les seuils ci-dessous sont ceux appliqués à toutes les croquettes du site, quel que soit le profil : un chaton ou un senior est jugé avec la même grille, et les sections ci-dessus expliquent ce qui doit nuancer la lecture pour ce profil. Caats, partenaire du site, occupe la première place de nos classements et est signalé comme tel ; sa note de composition est calculée exactement comme les autres et affichée.
Les glucides ne figurent pas sur les étiquettes : ils sont calculés par différence (100 − protéines − matières grasses − cendres − fibres − humidité). Quand l’énergie n’est pas publiée, elle est estimée avec la formule d’Atwater modifiée (3,5 kcal/g de protéines et de glucides, 8,5 kcal/g de lipides) et le RPC correspondant porte le signe ≈. Une valeur absente vaut la moitié des points du critère et apparaît en gris. Méthode complète, limites et sources.
Les sources de ce guide
Guide documentaire rédigé par Gabriel Montaut. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire, en particulier pour un chat malade, très jeune, âgé ou en surpoids.